Des barbelés, des obstacles anti-char et des militaires sur le qui-vive: pourquoi l'Estonie a soudain peur que Moscou mette un pied dans l'Otan en prenant la petite ville de Narva

Federaţia Rusă

Narva, petite ville estonienne posée à la frontière russe, est sous pression depuis plusieurs jours. Sur les réseaux sociaux, une campagne appelle à proclamer son indépendance. Un scénario qui rappelle de façon troublante les opérations de déstabilisation qui avaient précédé les interventions russes en Crimée et dans l’est de l’Ukraine. Les 55.000 habitants de Narva, à l’extrême est de la l’Estonie, peuvent voir la ville russe d’Ivangorod, juste de l’autre côté de la rivière. Un seul pont les