« Ici c’est Pyongyang » : À Naypyidaw, capitale fantôme, la junte birmane s’accroche à son règne sans partage
Maria Sandu
REPORTAGE - Cinq ans après son coup d’État, le général Min Aung Hlaing veut normaliser son emprise sur une Birmanie déchirée par la guerre civile. Sur le ruban d’asphalte désert fendant la savane tropicale, trois camions blindés vert olive roulent vers le midi, tournant le dos à Naypyidaw, la capitale recluse de la Birmanie. « Il doit y avoir une escarmouche dans le coin, parfois les PDF installent un checkpoint sur la route pour montrer leur présence », explique laconiquement le chauffeur, en
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