Le nouveau « page-turner » virtuose de Stephen King est aussi une subtile critique de l’Amérique trumpiste

Răzvan Țupa

Sa longue carrière d’écrivain prouve une chose : Stephen King, plus de soixante romans à son actif, est un grand auteur politique. On le sait depuis Dead Zone (JC Lattès, 1983), qui racontait l’histoire de Johnny Smith, professeur capable de voir l’avenir et mettant tout en œuvre pour empêcher Greg Stillson, sorte de psychopathe populiste d’extrême droite, d’arriver au pouvoir. On peut citer aussi Le Fléau (notamment la réédition augmentée de 1991, JC Lattès), où une pandémie force les rares