Iran : ils s’appelaient Sina, Behrouz, Mansoureh, Keyvan et Roubina… Portraits de manifestants tombés sous les balles du régime, le 8 janvier

Teona Gherasim

Avant de tomber sous les balles, à Téhéran, Sina Ashkbousi, 17 ans, regarde sa mère et lui dit à plusieurs reprises : « Maman, nous avons gagné. Ils ne vont pas nous tirer dessus. » La nuit du 8 janvier, au premier jour de la grande mobilisation des Iraniens contre la République islamique, ce lycéen timide et discret, grand fan d’Harry Potter, était descendu dans la rue avec ses parents. Avec une vingtaine de jeunes, Sina Ashkbousi se place au premier rang. « Tous scandaient des slogans ,

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